Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 22:53

J-365
          Dans le numéro 203 de Mad Movies, je tombe sur une chronique élogieuse d'une série qui m'est totalement inconnue, et décrite en ces pages comme "l'enfant illégitime de Kevin Smith et d'Objectif Nul". Direction la boucherie-chevalline du coin, puisque je décide de me laisser tenter par le DVD de la saison 1.


J-350

          Je suis depuis 15 jours fan absolu de NerdZ, et passe mes journées à chercher Dagobert.

J-300

          Je découvre avec étonnement que parmi les créateurs de ce parfait exutoire geek et cheap, un Poulpe et un Nain Chauve tiennent quotidiennement un blog chacun.

J-270

          Alors que j'avais toujours méprisé le principe même du blog, que j'avais cru réservé à "Cho-du-93" et à "Cokine91200", me voilà en train d'en consulter deux d'entre eux, jour après jour depuis un mois. Mais jusqu'ici, loin de moi l'idée de m'inspirer de ce procédé. Vous me croyez capable de copier? Non mais vous me prenez pour qui, franchement? Comme si je n'avais aucune personnalité!

J-200

          Je réalise avoir montré l'intégralité de la saison 1 à la quasi-totalité des personnes s'étant un jour rendue dans mon appartement bordelais. L'Oncle Henri est fier de moi.
 


Quand tu veux, je deviens gay bébé...


J-120
          La venue de NerdZ est annoncée au Toulouse Game Show. Je saigne du nez, je bats du coeur, je tape du pied, je règle du cul. Un coup d'oeil dans le miroir me permet d'apprendre une triste réalité: à l'instar des groupies en tout genre, celles qui mouillent leurs culottes chaque fois que les Tokio Hotel viennent leur hurler "Nein, Nein, Nein!" dans les oreilles, je suis petit à petit contaminé par ce virus étrange, celui du fan hardcore.

J-90

          Je harcèle depuis quelques jours tous les "supermarchés culturels" dans l'espoir que faire chier les vendeurs de la FNAC et de Virgin fasse paraître plus vite le DVD de la saison 2.

J-30

          Sur le blog de Davy, je visionne les images des autres dates de la tournée NerdZienne. Devant le monde incroyable présent à chaque dédicace, je suis soudain pris d'un doute certain. Lors des rencontres avec les Nouvelles Geek Stars, les fans semblent s'enchainer à la vitesse de la lumière, laissant peu de place pour l'échange verbal. Ces vidéos annoncent-elles la grande déception que je risque de connaître d'ici un petit mois? Peut-être ferais-je mieux de ne pas rencontrer mes idoles?

J-15

          J'ai l'impression que depuis 15 jours, je croise des gens qui me disent, sans que je leur parle de ma future rencontre, qu'il est TOUJOURS décevant de rencontrer ses idoles. Vos gueules, siouplé...

J-2

          J'appréhende connement. Pourquoi? Car ma "fan-attitude" va au-delà de la simple affection, puisqu'à la manière de Didier Super qui m'a appris que l'on avait le droit de dire et de faire n'importe quoi sur scène, la découverte de NerdZ a été le déclencheur qui m'a poussé a acheter une caméra, pour entreprendre de créer (prochainement) des courts-métrages aussi pauvres financièrement que référencés geekement.

J-1

          Peut-être ne devrais-je pas y aller?

          Et si les NerdZ n'étaient qu'un ramassis de connards égocentriques et hautains? Alors mes futures créations seraient dès lors totalement émancipées, car je me serais libéré de mes influences.

          "Au bout du compte, ça serait pas si mal", diraient certains.

          "Pas forcément", diraient d'autres.

          "Lopette", diraient la plupart.



Quand tu veux, je deviens pieuvre bébé...


Jour J
          Le Toulouse Game Show, cet évènement génial dont personne dans la rue n'a entendu parlé mais que tous les geeks du grand Sud Ouest de la France attendent fébrilement, est donc à peine lancé qu'en ce qui me concerne, il s'est instantanément transformé en NerdZ Game Show.

          En effet, une conférence de la bande débute à 10h30, et il est hors de question pour moi de la manquer. Il s'agira au final d'un échange totalement spontané avec le public. Au menu, blagues salaces, vannes scatos, et explications scatos pour ceux qui n'auraient pas compris les vannes scato. Je suis aux anges, et je les assaille de questions...

          Après la conférence, je me rends aux toilettes pour me rendre compte qu'elles sont bondées. J'en comprends la raison quand j'aperçois Davy, entouré d'une dizaine de fans qui l'observent en train de se laver les mains. "Tu peux faire Régis-Robert?" dit l'un d'eux. Putain, moi qui venait de passer un très bon moment, voilà que mes semblables (les autres hardcore fans) le pourrissent... Hors de question de les imiter, je quitte le groupe.

          A 14 heures, NerdZ fait sa dédicace. Je me pointe donc une heure à l'avance, pour finalement être premier sur le stand. A côté de la table fraîchement réquisitionnée par le groupe, Jimmy "le-Haitien-de-Heroes" Jean-Louis, Dave "Vador" Prowse, John "Gimli" Rhys Davies se préparent à faire la gueule, puisqu'à la différence des NerdZ, eux font payer 30 euros leurs photos dédicacées. D'où un écart phénoménal entre le succès inexistant des stars américaines, et celui totalement fou des nolifes les plus célèbres de France.

          C'est bien simple, ces derniers sont partis pour 4 bonnes heures de dédicace effrenée. L'organisation du TGS, pour le moins dépassée par cette impressionante démonstration de fanatisme massif, n'a ni installé de barrière, ni tenté à aucun moment d'organiser la bonne tenue de cette rencontre. Ainsi, je me retrouve comme par magie en bout de queue, puisque la dédicace vient de commencer à l'autre bout de table, et que les premiers s'extirpent tant bien que mal en me poussant vers l'arrière dès que leur DVD est signé.

          Mais je cesse un instant de faire le vieux fan aigri, puisque mon tour arrive enfin. Je donne mes deux DVD à la bande pour me le faire griffonner: Davy me demande pourquoi je m'appelle Xim-X, Maëlys est très souriante, Didier parle de Buffy avec NoDee, et je fais une photo avec Monsieur Poulpe. Court, mais jovial, avec des émotions intimes.

          Plus tard dans l'après-midi, alors que je vadrouille dans le TGS entre les princesses Leïa et les Jack Sparrow, La Voix se fait entendre: "Dans 5 minutes, conférence de NerdZ"

          Gloups! J'y retourne en courant, bien que celle-ci soit supposée être pour ceux qui n'étaient pas là le matin.

          J'ai des milliards de questions pointilleuses, mais je n'ai malheureusement pas le temps de toutes les poser. Un jour, d'une manière ou d'une autre, je les interviewerai, en solo. Juré.

          Après la séance, le temps de faire deux petites photos avec Davy, d'échanger quelques mots, et me voilà parti vers d'autres aventures TéGéhèSques.

          Direction le Cosplay, les bornes d'arcade, les stands mangas, les étals de figurines, les jeux musicaux, les projections...

          Le tout avec des mirettes plein les yeux.  



JEU: Parmi ces deux nains, l'un d'eux à des poils de cul sur la tête... Lequel?

J+1
          "As-tu déjà fait ces rêves, Xim-X, qui paraissent plus vrai que nature?"

          A l'instant, Morpheus, puisque je viens de rêver que Monsieur Poulpe réalisait des courts-métrages avec moi. A mon réveil, je n'avais aucune idée de l'endroit où je me trouvais. J'espère que demain, je ne vais pas rêver que Davy m'emmene sur son grand cheval blanc.

J+2

          Non, pas de rêve de ce genre. Juste Didier qui grimpait jusque dans mon cul.

J+3

          De retour à Bordeaux, j'installe mes bô DVD qui trônent fièrement sur mon bureau.

J+10

          Les agrandissements des photos de cet ArXicle viennent rejoindre les DVD, histoire de me rappeler, à chaque fois que mon regard s'y pose, qu'il faut que je TRAVAILLE!

J+15

          Je reçois enfin NoLife dans mon appartement bordelais.

J+365

          J'interviewe NerdZ pour la première fois.

J+900

          J'interviewe NerdZ pour la septième fois.

J+2300

          Les NerdZ viennent à ma séance de dédicace. Je leur dis: "On s'est pas déjà vu quelque part?"

J+10000000000

          Le terrible Xaldor parvient à détruire la planète. Heureusement, Poulpe, Didier, Maëlys et Davy parviennent à sauver une poignée d'entre nous: les geeks, les chiants, les bonnes, et les Regis-Roberts.

          Chui Konta! Et ta, té konta?

Si t'es paumé, y a un IndeX...

Par Xim-X - Publié dans : ArXicles
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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /2008 01:00

 

 

 

 

 

SAW II, de Darren Lynn Bousman, 2005


On est de fous, Plus on scie


12/20







            Après le succès commercial de Saw, devenu l'un des films d'horreur les plus rentables de l'histoire du cinéma (1,2 million de dollars de budget pour 55 millions de recettes), il était évident de voir débouler la suite des aventures de Jigsaw, ce tueur machiavélique qui n'a jamais assassiné personne de ses propres mains. Les producteurs ne se seront pas fait attendre (moins d'une année sépare les deux opus) et annoncent dès la préproduction du film leur intention de faire preuve de la même brutalité visuelle que sur le précédent volet, mais en plus rouge...

          James Wan, trop occupé par le tournage de Dead Silence, n'est plus de la partie (il ne conserve qu'un rôle de producteur exécutif), et laisse la place vacante à un enfant du clip et de la pub, Darren Lynn Bousman, dont c'est le premier véritable effort. Ce dernier, frustré jusqu'alors de ne pouvoir mettre sur pied son script nommé The Desperate et écrit il y a déjà un certain temps, profite alors de l'opportunité pour confier ce même scénario à Leigh Whannell, celui qui fut à la fois auteur et acteur dans le premier opus, pour qu'il l'adapte à la sauce Saw. De cette union nait un pitch efficace, dans la continuité de son prédecesseur sans pour autant le calquer.

          L'histoire tourne autour d'Eric Matthews, un flic seul et désabusé à deux doigts d'arrêter le fameux tueur au puzzle. Alors qu'il réalise que Jigsaw l'a délibérément mené jusqu'à lui, il découvre que son fils est en ce moment même au centre d'un des pièges du psychopathe, au même titre que sept autres personnes.

 

Beverley Mitchell malmenée: le fantasme des ennemis de "Sept à la Maison"!

 

          On a pu dire beaucoup de bonnes choses sur Saw, et bien plus de mauvaises sur ses suites. Mais quelque soit notre avis sur la question, on ne peut nier la volonté des créateurs (en tout cas jusqu'à l'épisode III), d'essayer de nouvelles choses en matière d'intrigue, quitte à modifier la structure du film précédent, quand bien même celle-ci aurait prouvé son efficacité. Au bout du compte, peu de suites de genre peuvent se targuer d'une telle prise de risque.

          Certes, avec le personnage de Jigsaw, Whannell et Wan, co-auteurs du pitch original, ont trouvé la formule parfaite qui peut garantir à leurs créanciers de monter un grand nombre de séquelles sans jamais voir l'intérêt du spectateur s'estomper (les paris sont pris sur les futures recettes de Saw V et VI). L'ogre Hollywood a bien compris le potentiel ravageur des casse-têtes du premier volet, et décide d'étirer cette idée encore plus fort que l'année précédente, en cherchant la manière la plus sordide d'éliminer les différents protagonistes engagés comme chair à canon (un peu comme un banal chapitre de Vendredi 13). Sur cet aspect là, Saw II perd donc en identité, et l'on craint à certains moments de voir le film devenir un simple numéro au sein d'une franchise horrifique parmi tant d'autres.

          Mais Bousman nous rassure très vite, ne serait-ce que sur la forme, puisque les fans du genre ne peuvent qu'apprécier l'inventivité dont font preuve les scénaristes en matière de ces fameux puzzles. Le film ne fait pas l'erreur d'en faire succéder un trop grand nombre au détriment de l'histoire (à l'inverse de l'opus suivant), alors que certains de ces "jeux", comme Jigsaw les appelle, viennent s'imprimer sur la rétine du spectateur pendant un long moment, notamment cette cuve remplie de seringues à l'héroïne dans laquelle il faut plonger pour récupérer une clé. Ca pique...  

 

Moi, les gens séquestrés, ça m'Exit...

 

          Néanmoins, le scénario prend parfois son ainé à contrepied, en remettant sans cesse en question l'infaillibilité de Jigsaw, à tel point que le spectateur a constamment l'impression que le meurtrier joue ici son acte final. L'effet est prenant, puisque Saw II a au moins le mérite de ne laisser aucune indication quant à l'issue du massacre, à la différence de la plupart des slashers et autres films à suites.

          Bousman sait parfaitement que son oeuvre, en temps que séquelle de succès au box-office, sera attendue au tournant par les fans et la critique. La totalité du film transpire son obsession de s'approprier les atouts du premier Saw, en faisant son possible pour imposer sa propre marque de fabrique. Le défi est plutôt difficile tant l'univers visuel crée par James Wan a en un seul film acquéri toute une série de règles fondamentales auxquelles il est impossible de se soustraire.

          Bousman se débrouille alors avec ce qu'il peut, reprend à son compte la mise en scène de Wan, sans jamais égaler la nervosité de l'Australien (il n' y a qu'à comparer, dans les deux films, les deux entrées de la police dans l'entrepôt de Jigsaw pour s'en rendre compte). Le réalisateur tente de s'affirmer par-ci par-là, comme dans les transitions entre les scènes, ou dans quelques inserts judicieux. Mais de manière générale, force est de constater qu'il se cantonne souvent à la facilité, préférant par exemple les champs/contre-champs statiques aux trouvailles filmiques de son prédecesseur.

 

          C'est donc sans surprise que nous retrouvons avec Saw II la même sorte de huit-clos angoissant que pour le premier volume, là encore essentiellement tournés en intérieur. Le spectateur est, comme dans le métrage de Wan, plongé dans un univers glauque et opressant, et ne pourra en ressortir qu'à la fin du film.

          Mais ce n'est pas pour autant que Saw II doit être considéré comme une vulgaire copie-conforme de son modèle. Au contraire, Bousman et Whannell parviennent à entrainer leur intrigue vers d'autres cimes que celles de l'indéniable hommage à Seven de son prédécesseur. Le duo, malgré tout difficilement capable de s'émanciper de ses influences, se permet un nouveau lot de références, avec plus ou moins de subtilité.

          Ainsi, on appréciera par exemple la manière dont les captifs découvre les secrets de leur grande cage, pièce après pièce, à la manière d'un Rose Red ou de bien d'autres films de maisons hantées. Mais Saw II possède aussi un grand nombre de similitudes avec Cube de Vincenzo Natali, puisque les prisonniers ont chacun une personnalité différente, découvrent vite qu'ils ont la possibilité de s'entraider pour échapper à leur sort, mais laissent rapidement leur individualisme prendre le dessus, parfois même de façon simpliste (voir le personnage de Xavier, caricature extrême du bourrin de service). Un copié/collé tout de même assez divertissant, mais que l'on aurait souhaité moins évident.

 

"Merde à celui qui lira". Comme quoi, la formule reste la même!

 

          La grande nouveauté de cet épisode est l'approche détaillée de la personnalité de Jigsaw. Depuis le dénouement incroyable de Saw premier du nom, nous connaissons l'identité du tueur au puzzle, ce qui nous permet ici un voyage interessant à l'intérieur de son âme torturée et nihiliste.

          La déception est malheureusement au rendez-vous, puisque le fameux John Kramer se révèle un tantinet plus moralisateur qu'on aurait pu le penser. Certes, Tobin Bell livre une interprétation qui vaut à elle seule son pesant d'or, avec ses regards perçants et son calme à toute épreuve. Mais on regrettera que l'ombre à capuche découverte moins d'un an auparavant ne soit en fait qu'un adepte de la rédemption chrétienne, un fidèle exécuteur d'un jugement divin pourtant implicite mais bel et bien présent.

          Un petit bémol qui peut aisément être surmonté, même s'il annonce la tendance vers laquelle se dirigeront les opus suivants, purs concentrés de morale putassière. Mais n'allons pas trop vite en besogne...

 

          Autre référence incontestable de ce deuxième Saw: Le Silence Des Agneaux de Jonathan Demme. L'attitude impassible et calculatrice de Tobin Bell renvoie forcément à celle d'un Hannibal Lecter, qui, tout comme Jigsaw avec l'inspecteur Matthews, négociait avec Clarence Starling pour avoir l'opportunité de titiller sa résistance mentale.

          Même si on pourra reprocher encore une fois à Bousman sa tendance à emprunter à ses aînés (Tobin Bell n'a tout de même pas le charisme d'un Anthony Hopkins), il faut reconnaître que ce genre de confrontations psychologiques n'a rien perdu de son efficacité. Dans le cas de Saw II, ce procédé permet notamment aux scénaristes de rester perpétuellement en équilibre sur la limite à ne pas franchir, celle qui signifiera que Jigsaw a commis une erreur fatale. Un faux pas attendu fébrilement par le spectateur qui, à ce stade de l'histoire, se demande naïvement comment le Cancer Killer parvient toujours à avoir une longueur d'avance sur ses poursuivants...

 

Scoop: le vrai visage des Nazguls!

 

          Ce qui nous permet d'embrayer sur le final, qui a totalement divisé les foules à la sortie du film. Un dénouement impressionnant, qui comporte toujours le désormais trop célèbre montage-récapitulatif, ainsi que son lot de surprises de taille. Comme avec les twists du monde entier, certains ont crié au génie, d'autres au pur nawak...

          Toujours est-il qu'il faut reconnaître à Leigh Whannell et à Darren Lynn Bousman leur envie de pousser toujours plus loin la complexité de l'intrigue de la série, quitte à perdre en route une partie de leurs spectateurs.

 

          Saw II est donc loin d'être une suite banale, et s'avère un très bel effort pour une oeuvre de commande, bien plus dense qu'un simple étalage d'atrocités tel que toute une presse de réacs cacas a voulu nous le présenter ("un Loft Story répugnant", cf. Nouvel Obs). Même si les producteurs seront dans l'avenir condamnés à nous resservir perpétuellement la même soupe, l'indigestion n'est pas encore au rendez-vous. Pour l'instant, il s'agit de déguster Saw II comme une séquelle inventive, dénuée de temps morts, et qui a de plus le mérite d'assumer pleinement son univers crade et, disons-le, unique.

 

Si t'es paumé, y a un IndeX...
Par Xim-X - Publié dans : Criti-X
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /2008 01:00

          A l'heure où je te parle, c'est l'heure du Toulouse Game Show...

          LE week-end sportif de l'année.

 

          D'où la nécessité urgente de sculpter mon corps.

  


XideoBlog #03 - Coaching Pré-TGS
envoyé par Xim-X 

Si t'es paumé, y a un IndeX...

Par Xim-X - Publié dans : XideoBlog
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 13:47

Résumé des épisodes précédents:

Alors que je te faisais part du relatif succès de ce blog auprès des coquinous en tous genres, je décidais de tirer au maximum sur la corde, et de donner un aperçu de ce que serait un ArXicle à la fois racoleur et classieux, afin de contenter à la fois les vicelards et les amoureux du patrimoine français. J'ai donc décidé de publier quelques extraits d'un petit chef d'oeuvre en devenir de la littérature. Une histoire que vous connaissez tous. GeeXublog, en mode "à-la-limite-du-légal"...  

 

Le petit violé

 

EXTRAIT n°1

Je me suis donc endormi sur le canapé, à mille milles de toute femme.

Vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé.

_ S'il vous plaît... dessine-moi un gland.

Le petit bonhomme ne semblait ni égaré, ni mort de fatigue...

_ Mais... qu'est-ce que tu fais là?

_ S'il vous plaît... dessine-moi un gland.

Alors j'ai dessiné.

Il regarda attentivement, puis:

_ Non! Celui-là est déjà tout mou. Fais-en un autre.

Je dessinai.

Mon ami sourit gentiment:

_ Tu vois bien... ce n'est pas un gland, c'est une foufoune. Il y a un trou.

Je refis alors mon dessin.

Mais il fut refusé, comme les précédents.

_ Celui-là est trop flasque. Je veux un gland qui nique longtemps.

Alors, faute de patience, je griffonnai un nouveau dessin, totalement différent.

Et je lançai:

_ Ca, c'est mon slip. Le gland que tu veux est dedans.

Je fus bien surpris de voir s'illuminer son visage.

_ C'est tout à fait comme ça que je le voulais! Crois-tu qu'il faille beaucoup de place à ce gland?

_ Pourquoi?

_ Parce qu'il est tout petit, mon cul.

_ Ca suffira surement. Je t'ai donné un tout petit gland.

Il pencha la tête vers le dessin:

_ Pas si petit que ça... Tiens! Il s'est réveillé...

Et c'est ainsi que je fis la connaissance du petit violé.    

 

 

EXTRAIT n°2

La sixième planète était habitée par un pédophile.

_ Tiens! voilà un garçon! s'écria-t-il quand il aperçut le petit violé.

_ Qu'est-ce que c'est que cette grosse kike? Que faites-vous ici?

_ Je suis pédophile.

_ Qu'est-ce qu'un pédophile?

_ C'est un homme qui sait où se trouvent les petites filles et les petits garçons à la peau douce et sans surveillance parentale.

_ Ca c'est bien intéressant, dit le petit violé. Ca c'est enfin un véritable métier!

Et il jeta un coup d'oeil autour de lui sur la kike du pédophile.

_ Elle est bien belle, votre kike. Est-ce qu'il y a un prépuce?

_ Je ne puis le savoir, dit le pédophile.

_ Ah! (Le petit violé était déçu.) Et des poils?

_ Je ne puis le savoir, dit le pédophile.

_ Et des petits plis, et des mycoses, et des grosses veines bleues?

_ Je ne puis le savoir non plus, dit le pédophile.

_ Mais vous êtes pédophile!

_ C'est exact, dit le pédophile. Mais je manque absolument de petits garçons. Ce n'est pas le pédophile qui fait le compte des veines et des mycoses. Le pédophile ne quitte pas son bureau. Mais il y reçoit les petits garçons.

Le pédophile soudain s'émut.

_ Mais toi! Tu es un petit garçon!

Et le pédophile, ayant retiré son caleçon, sortit son crayon.  

   

 

EXTRAIT n°3

C'est alors qu'apparut le Sida:

_ Bonjour, dit le Sida.

_ Bonjour, répondit poliment le petit violé, qui se retourna mais ne vit rien.

_ Je suis là, dans ton cul.

_ Qui es-tu? dit le petit violé. Tu es bien joli.

_ Je suis le Sida, dit le Sida.

_ Viens jouer avec moi, lui proposa le petit violé, je suis tellement triste.

_ Je ne peux pas jouer avec toi, dit le Sida, je t'ai déjà infecté.

_ Qu'est-ce que signifie "infecter".

_ C'est une chose trop oubliée, dit le Sida. Ca signifie "bientôt crever".

_ Bientôt crever?

_ Bien sûr, dit le Sida. Tu n'étais encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Mais, depuis que je t'ai infecté, tu es pour moi unique au monde. Je suis pour toi unique au monde...

_ Je commence à comprendre, dit le petit violé. Il y a un pédophile... je crois qu'il m'a infecté.

_ C'est possible, dit le Sida.

Ainsi le Sida infecta le petit violé. Et quand l'heure de la mort fut proche:

_ Ah! dit le petit violé... Je crèverai.

_ C'est ta faute, dit le Sida, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'infecte.

_ Bien sûr, dit le petit violé.

_ Mais je vais infecter quelqu'un d'autre! dit le Sida.

_ Bien sûr, dit le petit violé.

_ Alors tu n'y gagnes rien!

_ J'y gagne, dit le petit violé, car j'ai des actions chez Durex.

 

Va t'en, Sida...

 

Si t'es paumé, y a un IndeX...
 
Par Xim-X - Publié dans : ArXicles
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Xim Axinn

Si t'es paumé...

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