Guinea Pig, The Devil's Experiment, de Satoru Ogura, 1985
C'était pour de faux
08/20
Dans les années 80, partout dans le monde (sauf chez les Papous et les Amish, et encore), c'est l'explosion du marché vidéo. Un âge d'or où
les éditeurs n'avaient bien sur pas encore à se préoccuper d'Internet, et n'avaient pas d'autre souci que de livrer des guerres féroces contre leurs concurrents. Une époque faste, donc, où faire
trôner sa collection de VHS était finalement chose banale. L'entertainment, le capitalisme... La vie, quoi.
Bref, c'est à cette période qu'un producteur en provenance des
tribus les plus folles du Japon se lance dans l'aventure en désirant, comme Peter Jackson en son temps avec Braindead et le rire en moins, signer rien de moins que la plus malsaine des bandes
horrifiques... Persuadé d'avoir trouvé le bon filon avant même d'avoir commencé à l'exploiter, il décide que son film sera le premier d'une franchise intitulée "Za Ginipiggu".
Satoru Ogura, c'est son nom, contacte donc Hideshi Hino, fameux
auteur de mangas morbides, pour lui proposer de rédiger lui aussi un film dans la même veine que le sien. Son but est alors de faire paraître les deux métrages coup sur coup, ce qui permettait
bien sur d'éviter que les films ne se noient dans l'océan de production vidéo japonaise. Et puisque The Devil's Experiment et Flower Of Flesh And Blood sont au fond assez similaires, on assiste donc à un "Duel Project" avant l'heure, évoquant aujourd'hui le défi que se sont lancés
Ryuhei Kitamura et Yukihiko Tsutsumi en 2003, avec leurs Aragami et 2LDK.
_ Bon, vous déconnez pas, hein? On a dit pas les
habits...
Pourtant, force est de constater qu'un film de la veine de The
Devil's Experiment aurait bien du mal à se frayer un chemin de nos jours dans la production horrifique internationale. C'était même le cas à l'époque, puisque les films estampillés Guinea
Pig sont longtemps restés inaperçus en dehors du Japon. Mais on exporte pas un film qui affirme être un snuff movie aussi facilement...
Eh oui, non seulement The Devil's Experiment est tourné à la manière d'un snuff (camera amateur, ultra-réalisme, absence de générique...), mais il a en plus été entouré d'une
campagne publicitaire qui affirmait que ce que l'on voyait à l'écran était tout ce qu'il y a de plus réel!
Ainsi, en guise d'ouverture et en lieu et place du nom de Satoru Ogura, un message défile à notre attention, censé
authentifier les images qui vont suivre (soit basiquement: "J'ai reçu une vidéo dégueulasse, je vous la montre"). Une mise en scène racoleuse et parfaitement dispensable, qui a au moins le mérite
de mettre les choses au clair: le film se veut une immersion totale dans le domaine du mauvais goût, et ceux qui n'ont pas le coeur bien accroché feraient bien de quitter leur poste de télévision
sur le champ...
Inutile alors de s'encombrer avec
les questions d'usage sur un éventuel sens caché de l'oeuvre, puisqu'Ogura n'a pas d'autre ambition que celle de nous faire gerber. Guinea Pig signifiant "Cobaye" en anglais, il s'agirait là
d'une expérience scientifique (le film est tout d'abord tourné comme tel, avant de partir quelque peu en sucette). Mais ici, pas de cochon d'inde tout mignon à étudier, juste une femme toute
moche qui va subir les pires sévices (ouais, enfin, comme elle est laide, elle n'aura pas droit au sévices sexuels. Comme quoi, même les psychopathes ont du goût).
Après la Belle au bois dormant, voici la Moche au bras brûlant...
En
début de film, quelques notes angoissantes retentissent, puis plongent le spectateur dans le silence le plus total, qui ne laisse place qu'au bruit des coups portés sur la jeune femme. Le métrage
est séparé en séquences, chacune introduite par un titre annonçant la torture à venir. "Les baffes", "les coups de pieds", "les doigts dans le cul" (à moins que le dernier, ce soit dans un autre
film)... Les scènes ont beau suivre une certaine gradation dans l'horreur, certaines s'avèrent moins convaincantes que d'autres, voire carrément pathétiques. Et c'est bien dommage, car si l'on
peut s'avérer indulgent devant certaines séries Z d'un autre genre, il devient impossible pour Ogura de faire encore croire à un snuff dès l'instant où le spectateur se rend compte de la
supercherie évidente.
Il est d'autant plus difficile de continuer à nous laisser bercer par l'illusion macabre du film quand on a affaire à une actrice aussi peu convaincante. On a d'ailleurs du mal à croire, comme il
l'est raconté dans un article du site officiel américain de la série Guinea Pig, que "des centaines de femmes se soient présentées au casting pour le plaisir d'être soumises à de la torture
extrême". Et ce n'est pas les trois tortionnaires aux lunettes de soleil et aux "rrrhhaaa" excessifs qui relèveront le niveau... Finalement, c'est peut-être pas plus mal qu'il n'y ait pas de
générique.
Pour
compenser ses faiblesses ainsi que celles de ses acteurs, dont il semble tout de même conscient, Ogura n'hésite pas à rallonger la durée de certaines scènes de torture. Mais celles-ci, passé le
malaise qu'elles procurent et l'efficacité indéniable de certains effets spéciaux, ne parviennent qu'à transportent le spectateur vers les plus hautes cimes de l'ennui. Chaque minute passée
pointe du doigt le manque de talent du Japonais pour la mise en scène, qui préférera pour ses prochains films se cantonner au rôle de producteur.
Tiens, voilà du boudin!
Néanmoins, malgré ses
innombrables défauts, il faut aussi reconnaître à The Devil's Experiment une certaine capacité à captiver entièrement le fan, au moins lors de sa
première vision. Même après l'avoir vu plusieurs fois cependant, on craint de le revoir, on fait attention à ce que l'on mange au préalable, et l'on se dit que c'est vraiment parce qu'il faut
mettre des critiques sur le site que l'on se fait souffrance encore une fois...
Vous êtes donc prévenus: The Devil's Experiment est une bande hardcore, à découvrir en tant que curiosité "Mais je ne suis pas un animal! Je suis un film!" de la nature.
Le regarder à plusieurs relève encore plus de l'épreuve de
force. On en vient vite à se demander pourquoi on s'inflige tout ça, alors que comme alternative il y avait Mario Kart sur Wii. Et pour peu qu'en plus vous ayez prévu une soirée pizza...
en + jkiffe tou se ki é gore ! ta pas dotre titre de film à doné pour ke jlé DL ????
tu peu oci fair dé comentères de zikmu ! genre NTM, IAM, McSolaar !!! jsui sure ktu kiffe grave oci ! @+++
Grogro Kiss mon geek adorré
Télécharger, c'est mal.
Dans le même genre, tu as Guinea Pig 2, 3, 4, et 5. Le 6, c'est carrément autre chose.
Télécharger, c'est mal.
Si un jour je parle de zikmu d'la balle, je parlerais plutot de pounque! Désolé, mais passe le bonjour à Zizi la Peste!
Télécharger, c'est mal.
Sur et prouvé que c'est faux. et puis, il ne serait jamais parvenu à nos petits yeux innocents sinon...
Ramène nous des photos de l'Indochine!
"Va falloir arrêter maintenant chuis fatigué"
© pas-de-moi
Sinon, t'as raison, faut être un rebelle...
"watashi wa kira desu"
Bonne nuit, alors.
Bonjour à toi.
Le record, c'est 100 sur 100.
Qui peut test?