Et de dix.
Dix semaines que je tiens ce blog à jour.
Dix semaines que tous les mardis, tu peux lire une critique d'un film dont tu n'as rien à foutre.
Dix semaines que tous les vendredis, tu peux lire un article qui retranscrit les états d'âme d'un petit
connard égocentrique.
Dix semaines que tous les dimanches, tu peux visionner une vidéo, parfois décalée, parfois intimiste,
toujours casse-couille.
Non pas que cette régularité soit un exploit incroyable.
Non pas que le champagne se doive d'être débouché.
Non pas que tu doives te faire enculer par sept ou huit motards pour partager mon allégresse (car le motard
est gay, ne l'oublions pas. Il n'y qu'à voir ses fringues pour s'en convaincre).
Si je me permets de te signaler cela, c'est parce que ce blog franchit cette semaine un premier cap.
Tenir le rythme de ces dix semaines était, dès le lancement de GeeXuBlog, mon objectif "à court terme" n°1 (la réalisation d'une
court-métrage porno avec une meute de chiens venait juste après).
Dimanche, il sera donc atteint.
Joie! Joie! Joie!
Si avoir tenu mes engagements
bloguesques signifie beaucoup pour moi, on peut dire que l'expérience n'aura pas été sans conséquences...
A force de voir en priorité à travers le spectre de GeeXuBlog, j'en arrivais parfois à délaisser certaines de
mes obligations.
Je peux donc relever la tête de mon ordinateur, pour m'apercevoir que plusieurs personnes sont
mécontentes de moi.
NoDee, avant tout. Ma chère et tendre aura bien sûr été la plus touchée par cet investissement.
Je devrais avoir honte d'ailleurs, parce que NoDee, c'est une meuf comme on en fait plus, j'te l'dis mon frère la vérité.
Oualalaradime. Gros.
Ma petite poignée d'amis, ensuite. Combien de soirées Smirnoff au Macumba ai-je du annuler, prétextant
une maladie obscure (la lèpre du sida), pour pouvoir rester chez moi à bloguer tranquillement?
Et surtout: combien de fois ai-je du squatter l'internet de mes proches
bordelais pour poster mon ramassis de conneries?
C'est d'ailleurs pour ça que monter ce blog fut si difficile... Quelle idée de se lancer dans un tel
projet avant d'avoir internet, me direz-vous?
Tout simplement parce que ça fait deux mois que j'aurais du avoir ma
connexion. Ni plus, ni moins.
Mais bon, en ces temps de fête, inutile de faire appel aux soeurs
Halliwell dans le but de jeter un sort sur la Sainte Neufbox, pour ne pas la nommer. Je me contenterai de te dire que choisir Neuf maintenant qu'SFR a racheté le réseau, dans le seul but de
profiter d'une soi-disant meilleure aide en cas de problème: c'est ce qu'on appelle une idée de merde.
Mais l'autre personne mécontente de moi, c'est bien sûr le Professeur Duchiant.
Le Professeur Duchiant, c'est le représentant virtuel de tous les profs
que je dois me taper quotidiennement à la fac (pas physiquement, hein, parce que certains sont plutôt périmés).
On peut donc dire que je n'ai pas réellement rempli mon devoir de petit
étudiant modèle et consciencieux ces jours-ci. Mais que voulez-vous: la non-gloire n'a pas de prix.
Il est donc temps de changer comme le
conseille Mac Obama, de grandir comme le conseillent certaines de mes connaissances, d'évoluer comme le conseille la société française, de travailler, comme le conseille l'inventeur de la licence
langues et civilisations anglophones. Ce dernier est d'autre part le concepteur d'une certaine mode universitaire: le fameux "remplissage de cursus".
Une notion assez mystérieuse pour toute une partie de la population, mais bien connue de beaucoup d'étudiants
en faculté de lettres. Elle consiste à créer des matières aux noms aussi insensés que leurs contenus, dans le but de faire croire que les cursus de langues, pour ne citer qu'eux, peuvent être
aussi complets que ceux de médecine.
On invente donc les mots "prosodie", "cognitive" ou
"phonographématique" pour prétendre que l'apprentissage de l'anglais ne se résume pas à... ben, à l'apprentissage de l'anglais.
Mais je m'égare.
La vérité, c'est que si je veux enfin en finir avec cette putain de
licence, il me faut en foutre un petit peu plus dans la machine étudiante. Tous mes examens ont beau avoir lieu dans un petit mois, je préfère agir en raisonnable que me farcir une année de plus
de morphologies, de paradigmes, et de fléchages contextuels anaphoriques stricts.
Cet ArXicle vient donc signer la quasi-fin de la Saison 1 de GeeXuBlog, qui fut courte, mais riche en
rebondissements... ou non, juste courte.
Mais puisque, pendant la pause que je m'octroie, le manque de ce blog
se fera vite sentir, je ne mettrai pas si longtemps que ça à retrouver les chemins du net.
En prenant exemple sur Télérama et Libération, parmi des centaines
d'autres, GeeXuBlog renaîtra très bientôt dans une nouvelle formule, plus large (avec des nouveaux projets), plus belle (avec des jolies fleurs), plus tendre (avec des gros culs).
A suivre donc, toujours des chroniques et des conneries filmiques, mais aussi des courts-métrages,
quelques détournements et même un projet de série.
Je te quitte, et je te nique.
Les Derniers Mots Gentils